SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 22 October 2021, Friday |

Une réunion sur l’avancement des travaux dans le port de Beyrouth

Le Premier ministre sortant Hassan Diab a présidé une réunion sur l’avancement des travaux dans le port de Beyrouth, à laquelle ont participé les ministres Raoul Nehmé, Michel Najjar et Raymond Ghajar, ainsi que le représentant du commandant des FAL, le général Joseph Aoun, le général de brigade Bassam Yassine, le directeur général des douanes, Raymond Khoury, le directeur général du commandant des forces armées, le général de brigade Imad Khreich, le chef de la sécurité du port de Beyrouth, le colonel Albert Chbib, ainsi que MM. Omar Itani, Ahmed Tamer, Ziad Kanaan, Chakib Khoury, et Pierre Baaklini, en présence des conseillers du Premier ministre, Khodor Taleb et Hussein Kaafarani.

A l’issue de la réunion, le ministre Najjar a tenu les propos suivants:

« Les participants à la réunion ont délibéré sur les sujets abordés dans la lettre que j’ai envoyée au Premier ministre Hassan Diab. Il s’agit de questions importantes qui doivent être examinées par plusieurs ministères outre le ministère des Travaux publics et des Transports, notamment la question de la saisie de réserve de toutes les recettes du port, qui a été ordonnée par le président Itani. Selon nous, cette mesure est illégale, car elle saisit les biens de l’État libanais et menace donc d’arrêter complètement les opérations du port, ce qui se répercutera sur les revenus et donc sur les travailleurs. Au cours de la réunion, nous avons contacté la ministre de la Justice, Marie Claude Najm, et il a été convenu qu’elle suivrait la question avec l’Autorité du contentieux au Ministère. Nous avons également demandé à la ministre Najm de nous aider à préparer un projet de loi sur les recettes douanières du port. Nous avons abordé une question très importante liée aux recettes. Le paiement par les commerçants et les importateurs est effectué en dollars américains, mais lorsque les recettes douanières du port entrent en jeu, et puisque l’article 35 du bilan 2020 stipule que toutes les recettes liées aux droits de douane doivent être perçues en livres libanaises, soit par chèque bancaire, soit au taux de change du dollar de 1500 L.L., cela prive l’État libanais et les services publics d’importantes recettes à un moment où nous avons désespérément besoin de dollars frais.

À cet égard, le besoin de dollars frais nous a incités à aborder la question des conteneurs gérés par la BCTC. Dans ce contexte, le PDG de la BCTC, M. Ziad Kanaan, nous a expliqué la situation d’urgence de cette station. Il n’y a que 6 grues opérationnelles sur 16 grues, en raison du non-paiement en dollars frais pour la société, surtout qu’elle a besoin de dollars frais pour acheter des pièces de rechange. Ce problème peut être résolu à condition que la nouvelle législation soit mise en œuvre et que le port reçoive les recettes en dollars frais.

Nous avons également discuté de la question de l’électricité au port, non seulement pour les travaux mécaniques, les grues, etc., mais aussi pour les réfrigérateurs qui contiennent tous les aliments entrant au Liban, car plus de 80 % des importations et des médicaments entrent par le port, et si l’électricité n’est pas disponible presque tout le temps, les générateurs de secours ne peuvent pas couvrir la pénurie d’électricité. Nous avons donc discuté avec le ministre Ghajar afin de régler le problème de l’électricité en premier lieu, et d’obtenir du diesel pour les générateurs de secours.

Nous avons également discuté avec le ministre de l’économie, qui est le ministre responsable des quai de blé, de la nécessité d’une coordination entre les ministères de l’Economie et des Travaux publics, l’armée libanaise et le Conseil pour le développement et la reconstruction afin de régler la question des rançons, de mettre l’accent sur la sécurité environnementale et de traiter la question du blé existant afin d’assurer la sécurité des silos dès que possible.

Nous avons également abordé d’autres questions, notamment les décombres existants, les compagnies d’assurance et toutes les questions fondamentales qui affectent directement le bon fonctionnement du port. »

    la source :
  • NNA