SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

13 octobre… Scène électorale ou retour du vide?

Un Liban qui s’effondre économiquement fait face à un effondrement au niveau de la vacance présidentielle. Le calendrier du mandat de Michel Aoun n’a que vingt jours pour le remplacer par le calendrier d’un autre mandat. La date du 13 octobre est devenue une autre date fictive pour l’élection d’un Président de la République.

La scène est soit un manque de quorum et un échec à tenir la session, soit un quorum qui ne conduira pas à une élection.

En 2014, environ un mois avant la fin du mandat du prédécesseur d’Aoun, Michel Suleiman, le parlement a tenu une session pour élire un nouveau président de la république, au cours de laquelle aucun des candidats n’a obtenu les deux tiers des voix nécessaires pour gagner.

Après cela, le pays est entré dans un vide pendant environ deux ans, et pendant cette période, le Parlement n’a pas pu tenir de deuxième session en raison du non-respect du quorum.

La leçon, ce qui importe n’est pas la tenue des sessions, mais plutôt dans une décision unifiée émise par l’État qu’il est capable de se gouverner par lui-même, sans aucune ingérence internationale.

Les assurances sont nombreuses que le président Michel Aoun quittera le premier palais présidentiel. L’obsession d’entraver la formation d’un nouveau gouvernement est des conditions impossibles de son courant, telles que décrites par les observateurs, soulève plus d’un point d’interrogation quant à la possibilité de se préparer à un scénario qui viole la constitution de frapper les pouvoirs du gouvernement intérimaire et de ne pas le reconnaître.