SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 September 2022, Thursday |

Dans l’introduction du bulletin d’information…Le président fort est très faible !

Le communiqué publié par Tsahal aujourd’hui indique clairement que les missiles du Dôme de Fer ont intercepté un drone lancé depuis le Liban et infiltré le territoire israélien, où les alertes ont été activées dans la région de Galilée. La nouvelle est inquiétante à première vue. Elle intervient moins de 48 heures après le discours d’escalade prononcé par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans lequel il confirme que le Liban est devenu capable de fabriquer des missiles et des drones, , ajoutant : « Quiconque veut acheter, peut venir chez nous. »

Nasrallah a déclaré sa position verbalement, et les Israéliens lui ont répondu sur le terrain et militairement, comme s’ils disaient à Nasrallah qu’ils ne craignaient ni lui ni ses armes. Mais ce qui est troublant dans cette affaire, c’est que l’Etat est le dernier à connaître tout ce qui se passe. Le Hezbollah fait ce qu’il veut sans avertir les forces militaires libanaises. Où est la souveraineté de l’État ? Où est le reste du prestige des institutions sécuritaires et militaires de l’État ? Et où est le président de la République, le commandant suprême des forces armées, face aux mouvements du Hezbollah ?

Michel Aoun, dès son arrivée à la Présidence de la République, a lancé le slogan du président fort… Que reste-t-il donc de ce slogan ? Si le président fort est incapable de demander des comptes à un employé comme le gouverneur de la Banque du Liban… et si le président fort est incapable de réunir les responsables politiques autour d’une table de dialogue… et si Aoun est incapable d’interroger le Hezbollah sur ses drones… si toutes ces choses font partie des caractéristiques d’un président fort, alors comment serait un président faible ?