SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 October 2022, Monday |

De nouvelles formations diplomatiques avec des quotas et de la discrétion et une part importante pour Bassil

Le gouvernement actuel se prépare à adopter des formations diplomatiques partielles, qui, selon des sources, pourraient être publiées lors de la session du cabinet mercredi.

Mais malgré la nécessité de résoudre ce dossier, reporté depuis 2019, le timing de sa résolution et les informations qui ont été révélées, sur la base sur laquelle les formations ont été établies, soulèvent de nombreux points d’interrogation.

D’autant plus que le ministère des Affaires étrangères travaille actuellement à la fermeture d’environ 25% du nombre de missions à l’étranger conformément au plan de réduction des dépenses en devises, alors pourquoi la hâte d’approuver les formations, avant le nombre d’ambassades qui seront dispensé de?

Selon les informations, les formations proposées sont partielles et se limitent au retour de 18 ambassadeurs ayant dépassé le délai légal de dix ans à l’étranger.

A noter que le nombre de ceux qui ont dépassé le délai légal est de 16, tandis que les chefs de missions ayant le titre d’ambassadeur de deuxième catégorie, et ceux qui ont dépassé le délai de sept ans, sont au nombre de 14.

Les formations ont été élaborées par le conseiller du chef du Mouvement patriotique libre, Tarek Sadiq, en coopération avec l’ancien directeur du bureau de Bassil, le conseiller Hadi Hashem. On sait que Sadiq avait déjà travaillé sur les formations qui ont été émises lorsque Bassil était ministre des affaires étrangères.

Des sources bien informées parlent de discrétion dans le choix des ambassadeurs qui seront renvoyés au Liban, mais aussi de ciblage politique, comme en témoigne l’ajout des ambassadeurs de Madrid et de Vienne à la liste des convoqués de l’étranger, qui ne sont pas pourtant plus de dix ans.

Des sources affirment que Bassil voulait remplacer les ambassadeurs de Madrid et de Vienne, car ils sont affiliés aux Forces libanaises, avec deux noms de ses proches, et il avait déjà essayé à l’époque de l’ancien ministre des Affaires étrangères Nassif Hitti, mais ce dernier a refusé la discrétion et a insisté sur la même norme dans le choix des noms.

Et en raison de la discrétion adoptée dans les formations, l’information révèle un compromis qui a eu lieu entre Mikati et Basil qui a facilité le passage de ces formations.

Ce qui est en discussion, c’est un échange entre Mikati et Bassil dans les centres de Washington et de New York, de sorte qu’un sunnite pour Washington est l’ambassadeur Moustafa Adib, et un maronite pour New York est le conseiller Hadi Hashem, sachant que la promotion de Hashem au rang d’ambassadeur constitue une infraction administrative, puisque 20 conseillers maronites qui méritaient d’être élevés devant Hachem en termes d’ancienneté ont été écartés.

L’accord d’échange entre Mikati et Bassil stipulait les centres de Berlin et de Madrid, selon lequel un sunnite, Hani Shmeitli, serait nommé à Madrid, et un chrétien, l’ambassadeur Gadi Khoury, serait nommé à Berlin. Dans les formations proposées, la part de Bassil comprend la nomination de l’ambassadeur Wael Hashem en tant que représentant permanent auprès des organisations internationales à Genève et de l’ambassadeur King Al-Hajal en tant que représentant permanent auprès des organisations internationales à Vienne.

Selon les informations, ces formations bénéficient également de l’approbation du président Nabih Berri et du Hezbollah, et prévoient la nomination de Farah Berri comme ambassadeur du Liban à Londres, Ali Mawlawi en Roumanie et Hussein Haider en Suisse.