SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

Introduction au bulletin d’information de Sawt Beirut International : Entre le président et le patriarche !

Entre Le Caire et Rome, deux représentations de la situation du Liban. Pourquoi parler de ces deux capitales, et en particulier et de ces deux représentations ? Parce que le patriarche Mar Bechara Boutros Al-Rahi est en visite dans la capitale égyptienne, tandis que le président Michel Aoun visite la capitale du catholicisme. Quant aux deux représentations de la situation du Liban, c’est parce que ce que le patriarche Al-Rahi dit de la réalité libanaise est radicalement différent de ce que dit le président de la République. Al-Rahi qui a rencontré le président égyptien et le cheikh d’Al-Azhar et qui a visité le siège de la Ligue des États arabes a dit la vérité telle qu’elle est. Il a admis que la situation au Liban n’est pas bonne, et que son peuple est confronté à de grandes difficultés. A cet égard, il s’est arrêté sur le danger du Hezbollah. Pour compléter sa description, Al-Rahi a vu la nécessité pour le Liban d’adhérer à une neutralité positive. Ces propos ont été repris à la Ligue des États arabes.

D’autre part, qu’a dit le président à Rome ? il a nié la réalité, soulignant, par exemple, que le christianisme n’est pas en danger de ce que certains insistent à décrire. Les chrétiens sont en danger, non pas à cause de leur appartenance au christianisme, mais parce que tous les Libanais sont dans un cercle de peur et de danger. Dans la situation actuelle, le Liban tout entier est menacé. L’une des raisons profondes de cette menace est que Aoun n’était pas fort du tout, il a plongé le pays dans des crises sans solution, et il a plongé le peuple dans des problèmes sans fin.

Au Liban aujourd’hui, la situation est la suivante : l’économie est en difficulté et même sur la voie de l’effondrement, la souveraineté est suspendue et l’État s’est transformé en deux États, pour ne pas dire en plusieurs États. Si, malgré tout cela, nous ne sommes pas en danger, alors quelle est la conception du danger du Président de la République ?