SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 July 2022, Sunday |

Introduction au bulletin d’informations de SBI: Les responsables au Liban n’ont pas honte !

Existe-t-il un pays au monde où le prix d’un bidon d’essence est égal au Smic ? Oui, au Liban tout est possible ! Le bidon d’essence (20L) a touché sept cent mille livres libanaises, alors que le salaire minimum est resté le même, c’est-à-dire 675 000 livres libanaises. Est-il admissible que le peuple libanais devienne l’un des peuples les plus pauvres du monde ?

Avec un tel système de gouvernance, toutes les choses déraisonnables peuvent devenir raisonnables. Le Liban s’effondre économiquement et se détériore socialement, et il cherche un soutien financier partout dans le monde. Et pourtant, nos responsables « tergiversent » en ce qui concerne la démarcation des frontières maritimes, et reportent comme s’ils avaient encore du temps à perdre, ou comme si le temps était dans leur intérêt.

Les responsables libanais n’ont donné aucune réponse à l’envoyé américain aux questions qu’il leur a posées lors de sa dernière visite à Beyrouth en février dernier. Ils ne se sont réveillés de leur profond sommeil qu’après qu’Israël ait pris des mesures réelles pour commencer les travaux de forage. Le pire est que les responsables ne se sont pas encore mis d’accord entre eux sur la manière d’aborder le dossier de la démarcation, sachant qu’Amos Hochstein commencera ses négociations avec les responsables libanais demain.

La preuve que le Liban n’a pas de position unifiée réside dans l’absence de Nabih Berri hier de la réunion de Baabda, comme s’il voulait dire qu’il n’était pas satisfait de la gestion du dossier par le président Michel Aoun, ou de la performance du président Aoun dans la gestion des négociations.

Jusqu’à quand notre destin et notre avenir resteront-ils liés à des fonctionnaires qui ne sont pas responsables, et à des gouvernants qui gaspillent nos richesses ?