SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 September 2022, Friday |

Introduction au bulletins d’informations de SBI : La force du changement amène le Liban à perdre deux batailles ?

Une fois de plus, le Hezbollah prouve qu’il est le plus capable de gérer le jeu politique. La raison principale de cette capacité est qu’il avait tout ce qui est nécessaire pour assurer la solidarité de ses alliés, et qu’il peut, en un seul geste, unir leurs rangs dans les grands événements, alors que l’autre camp souffre de division et de fragmentation.

Et la dernière preuve est la bataille pour amener à nouveau Najib Mikati à la présidence du gouvernement ! Mais cela signifie-t-il que le parti et ses alliés ont la majorité à la Chambre des représentants ? Certainement pas. Le Hezbollah et ses alliés n’ont pas plus de 61 ou 62 députés au maximum, ce qui signifie que les autres forces ont au moins 66 députés. Mais le problème est que ces forces ne sont pas unifiées, mais plutôt elles sont divisées en trois forces.

Il y a d’abord les forces politiques souveraines, puis les indépendants, et enfin les forces du changement. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de réelle coordination entre ces forces qui permettrait de gagner les batailles politiques qui ont été réalisées. La vraie raison de ce manque de coordination est le refus des forces du changement de traiter avec les forces politiques souveraines et avec un grand nombre de personnes indépendantes sous prétexte que celles-ci font partie des forces du système. Quand les forces du changement abandonneront-elles leur vision évaluative de l’autre ? Et quand se rendront-ils compte que leur travail au Parlement ne peut aboutir à un résultat concret s’ils ne s’allient pas à d’autres forces ?

Leur nombre ne dépasse pas treize députés, et ils ne peuvent donc pas traduire leurs slogans de changement s’ils ne se mettent pas en alliance avec les forces des partis politiques et les forces indépendantes. Alors, les changeurs tireront-ils les leçons de ce qui s’est passé, ou continueront-ils la politique de ne pas tendre la main aux autres, ce qui fait que le Liban perd deux batailles : la bataille pour restaurer sa souveraineté, et la bataille pour libérer son État de la corruption !