SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

La bataille électorale à Tripoli sur l’impact des calculs de Mikati

A minuit, la date limite des candidatures se termine et puis l’étape de la formation des listes commecerait. Et cela sur la base d’alliances, y compris ce qui est annoncé, comme l’alliance tripartite d’Amal, du Hezbollah et du Courant patriotique libre, et avec eux le Parti social syrien dans certains cercles, et une alliance encore inachevée entre le Parti socialiste et les Forces libanaises. En revanche, les alliances du Mouvement Marada, Kataeb, des personnalités indépendantes et des groupes de la société civile restent floues. Et L’ambiguïté la plus importante est peut être au sein de la communauté sunnite en particulier après que le refus de présenter des candidatures s’est élargie pour inclure tous les membres du Club des chefs de gouvernement, à commencer par Tammam Salam et Saad Hariri jusqu’à Najib Mikati et Fouad Sanioura, avec le boycott du Mouvement du Futur. Sans aucun doute, leur retrait aura un impact sur la scène électorale dans tout le Liban. Dasns la lecture de la circonscription de Minieh al-Dinniyeh Tripoli, par exemple, nul doute que le retrait des noms traditionnels ayant le pouvoir de décision, tels que Mikati, Safadi, Jeser et Kabara, imposera de nouvelles conditions à la bataille électorale, et ceux qui aspirent au changement auront un grand impact. Il est vrai qu’à Tripoli aujourd’hui, un grand pourcentage est indifférent aux élections et s’inquiète de la situation de vie et sociale, mais il est aussi certain que ce groupe peut être réveillé à tout moment et avec un nouveau discours, et la scène de La place Al-Nour au 17 octobre en est la meilleure preuve. Cette lecture a peut-être poussé Mikati à ne pas se présenter aux élections, car il se rend compte que la bataille nécessite cette fois un discours politique clair et direct, ce dont Mikati, connu pour sa modération, ne veut pas. Mikati, d’autre part, s’apprête à désigner un certain nombre de noms qui ne se limitent peut-être pas aux alaouites, aux orthodoxes et aux sunnites, pour parvenir à la formation d’un bloc à représentation sunnite équilibrée, dans le but d’établir son leadership sunnite pour devenir un candidat naturel à la tête du gouvernement qui suivra les élections législatives. Il y a une crise de confiance entre lui et les candidats sunnites tels que Sami Fatfat, Mostafa Alloush et Kareem Mohammad Kabbara pour ces raisons, et donc une seule liste risque de ne pas les réunir à moins que le député Mohammad Kabbara ne parvienne à convaincre son fils de s’allier à Mikati.