SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

La crise des déchets au Liban pourrait se terminer

La crise des déchets profondément enracinée au Liban, qui constitue une catastrophe environnementale depuis 2015, pourrait atteindre sa fin si le plan de gestion des déchets solides est mis en œuvre et si le Liban passe de la décharge aléatoire des déchets au tri et au recyclage.

Le ministère de l’Environnement a porté une nouvelle vision divisée en trois phases, sur lesquelles il travaillera au cours des trois prochaines années.

– La première étape consiste à organiser le secteur des déchets dans des cadres, des conditions et des normes unifiés soumis à l’Autorité nationale de gestion des déchets solides, afin d’éviter la dispersion entre l’Autorité de développement et de reconstruction et les autres organismes travaillant dans ce secteur.
– La deuxième étape est l’application de la décentralisation administrative, et cette étape commence par l’autonomisation financière des municipalités par la perception de taxes spécifiques pour la gestion et la couverture des déchets, à travers des cadres et des conditions fixés par l’organisme unifié qui a été formé.
– La troisième étape consistera à renforcer, encourager et construire l’infrastructure pour commencer à trier à la source. Au Liban, nous avons un tri de 50 % des déchets organiques et de 25 % des plastiques, grâce auquel nous pouvons économiser une grande partie du processus de mise en décharge.

Par ailleurs, le besoin de décharges sanitaires reste fondamental.
Selon l’étude de la Banque mondiale, le Liban doit construire et développer neuf décharges sanitaires au niveau des districts, dont le coût varie entre 35 et 40 millions de dollars, en plus de la réhabilitation des 941 décharges aléatoires.

Quant au financement de ce plan, il se fera par le biais de la Banque mondiale, de l’Union européenne, de l’USAID et d’autres organismes donateurs.

En attendant sa mise en œuvre, il reste au citoyen d’entamer le processus de tri depuis son domicile. Le gouvernement devrait également inscrire ce plan parmi ses priorités afin qu’il ne devienne pas comme les autres, un dossier mort.