SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 December 2022, Sunday |

La destitution du ministre Georges Kordahi est-elle proposée dans la loi ?

Après le problème qui menaçait les relations diplomatiques entre le Liban et l’Arabie saoudite, suite aux déclarations du ministre de l’Information Georges Kordahi
Plusieurs voix ont appelé à sa démission et d’autres à son limogeage

Le ministre Kordahi a refusé de démissionner et a soutenu le chef du mouvement Marada, Suleiman Franjieh, dans sa décision.

Après sa visite à Bkerké et au président de la République, il a déclaré qu’il ne démissionnerait que si sa démission garantit des relations saoudiennes positives avec le Liban.

La question de la destitution du ministre Kordahi, a été soulevée, et il a rappelé la destitution de l’ancien ministre de l’Energie, George Ephrem, intervenue sous le règne du président Elias Hrawai en 1993.

Selon les informations internationales,

• En 1993, un différend a éclaté entre le ministre de l’Énergie Georges Ephrem et les présidents Elias Hrawi et Rafik Hariri au sujet de la ligne électrique.

• Georges Ephrem a été nommé ministre d’État, et à sa place, le ministre Elie Hobeika a été nommé

• Mais cette décision n’a pas résolu la crise, mais l’a plutôt exacerbée, ainsi une décision a été prise de révoquer le ministre Ephraim et de nommer Jean Obeid comme ministre d’État à sa place.

Ainsi dans l’histoire politique du Liban, la révocation des ministres est presque impossible, mais la constitution lui a alloué des articles juridiques.

• Qu’un ou plusieurs députés proposent la confiance au ministre conformément au texte de l’article 37 de la Constitution

• La révocation du ministre se fait par décret signé par le Président de la République et le Premier ministre, après approbation des deux tiers des membres du gouvernement

• En cas de haute trahison ou de manquement aux devoirs, la décision de mise en accusation est rendue à la majorité des deux tiers de l’ensemble des membres de la Chambre des représentants.

Si la démission du ministre Qardahi est entre ses mains, mais que sa destitution est subordonnée à une décision politique et à un accord entre les partis au pouvoir…

Il est difficile de le destituer par le parlement ou le gouvernement, comme le stipule la constitution, mais il existe des sources qui indiquent à Sawt Beirut International que la destitution se fera, mais comme d’habitude, de manière diplomatique.