SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 September 2022, Tuesday |

La série d’effondrements se poursuit… Et l’attention se concentre sur le sort des élections législatives

 

Le Liban est en plein effondrement à tous les niveaux. Les réserves alimentaires de blé et de farine sont suffisantes pendant des semaines sans plan de processus scientifique alternatif. Les prix des denrées alimentaires continuent d’augmenter, avec la cupidité des commerçants et l’absence de mesures procédurales strictes.
Sur le plan sanitaire, les pharmacies se sont relativement transformées en étagères vides, avec une hausse retentissante des prix des médicaments après la levée des subventions. Les hôpitaux, à leur tour, fonctionnent à un quart de leur capacité et les patients ne sont pas en mesure de garantir leurs dépenses hospitalières.
Sur le plan éducatif, le système éducatif est sur le chemin de l’effondrement,  les écoles et les universités sont dans un état de confusion . L’association des professeurs à plein temps de l’Université libanaise a annoncé la suspension forcée des travaux universitaires, laissant les étudiants une fois de plus otages du sort des négociations entre eux et les responsables concernées. Les parents d’élèves d’écoles privées et d’universités se plaignent des primes élevées, dont une partie est en dollars frais.
L’électricité du pays est plongée dans l’obscurité totale en raison de l’échec des plans d’électricité et de l’incapacité des citoyens à payer la facture des générateurs privés, où le coût de 5 ampères devrait atteindre quatre millions de livres libanaises. Cette hausse folle a été compensée par un bond record du prix de la plaque d’essence, qui est passé de mars 2021 à mars 2022 de 34 500 à 463 000 LL, selon International Information.
Sur le plan économique, le secteur industriel, commercial et touristique tire la sonnette d’alarme, alors que la livre libanaise s’effondre face au dollar, perdant environ 95% de sa valeur depuis l’été 2019.
Sur le plan judiciaire, il n’y a pas de développement dans l’enquête sur le crime de l’explosion du port de Beyrouth, tandis que les familles des martyrs effectuent de temps en temps des sit-in mobiles dans l’espoir de parvenir un jour à la vérité et à la justice.
Politiquement, pas de budget, pas d’aide du FMI, pas de plan de relance économique. Le gouvernement a été contraint à l’infertilité forcée pendant trois mois, après que le tandem chiite a interdit sa convocation, ce qui a contribué à l’accumulation de crises à tous les niveaux et a augmenté le niveau de tension politique…

Aujourd’hui, l’attention locale et internationale est pointée sur le sort des prochaines élections législatives, auront-elles lieu le 15 mai ? Ou les personnes concernées vont-elles le reporter sous couvert d’innovations juridiques et de dispositifs de sécurité, afin que le Liban s’effondre davantage ?