SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

La sortie de Ghada Aoun est le premier test entre Aoun et Mikati

Le Conseil des ministres tiendra une session ordinaire, non allouée au budget, mardi.

Dans cette news, deux constats sont faits : le premier est qu’une séance n’est pas consacrée au budget, ce qui signifie que le duo chiite est revenu sur la déclaration précédente en limitant sa participation aux séances budgétaires et la recherche d’un plan de relance économique, et les 76 points à l’ordre du jour ne sont pas caractérisés comme des points d’urgence, mais plutôt comme des points ordinaires liés aux accords et aux affaires éducatives Affaires financières, affaires de l’emploi, transfert de crédits et autres.

Quant au second constat, en séance de demain, il est inscrit à l’ordre du jour, sous la rubrique « Affaires diverses » d’un point qui relance la proposition de loi déposée à partir de 2018, proposition d’un membre du bloc Liban fort, le représentant Ziad Aswad.

Le projet de loi vise à abroger la loi portant modification du Code de procédure pénale et à renforcer le Code de procédure pénale en ce qui concerne les attributions du Procureur général près la Cour de cassation.

Concrètement, il s’agit de restaurer les pouvoirs qui ont été donnés au garde des sceaux et qui lui ont été retirés au profit du procureur de la République de cassation, et c’était à l’époque du président Emile Lahoud et du procureur de la République de cassation le juge Adnan Addoum.

Pourquoi relancer ce sujet?

Car adopter cette proposition, libérerait la juge Ghada Aoun, surtout au milieu de sa guerre contre le gouverneur de la Banque du Liban et de sa lutte contre le blanchiment d’argent, la libérant de l’autorité du procureur général discriminatoire pour devenir sa présidente en série, la ministre de la Justice, qui appartient à la même équipe politique.

Alors que des sources judiciaires excluent tout impact de cette proposition sur le cas du juge Tarek Bitar, des sources politiques excluent que le point passera en session car il se heurtera à une objection sunnite de l’équipe du président Mikati, car la proposition est de transférer des pouvoirs de le procureur général sunnite discriminatoire au ministre chrétien de la Justice.