SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 November 2022, Tuesday |

L’Arabie saoudite ne soutiendra personne aux élections

Une rencontre bilatérale à l’Elysée, franco-saoudienne, réunissait les conseillers du président français Emmanuel Macron en charge du dossier libanais, Dukan et Dorel, le ministre saoudien, Nizar Al-Alawa, en charge du dossier libanais, et l’ambassadeur Walid. Al-Boukhari. Selon les informations, la réunion vise à continuer à aider le peuple libanais. Les deux parties ont abordé trois points, tout d’abord, fournir une aide par le biais du fonds fiduciaire, dont les fonds seront dédiés à l’aide du peuple libanais. Le mécanisme sera mis en place après une prochaine visite de Pierre Dukan à Beyrouth pour voir les besoins du peuple libanais et les réformes nécessaires accomplies avant d’apporter une aide.
La réunion de l’Elysée a également abordé la question des négociations avec les institutions donatrices. Elle a également abordé un point que les deux parties considèrent comme une étape essentielle, à savoir les élections législatives. Des sources diplomatiques confirment que le Royaume a changé sa façon de gérer les élections, c’est-à-dire qu’il ne soutiendra aucune personne ou groupe, mais il n’a pas abandonné le Liban et les souverains qui ont une ligne indépendante.

Selon les informations, il travaillera avec la France et la communauté internationale pour que cette ligne souveraine reste au Liban, et ainsi un soutien sera apporté au modèle d’Etat fort. Ici, des sources diplomatiques indiquent que les saoudiens blament certains membres de la même maison, notamment au sein de la secte sunnite, qui sont divisés les uns contre les autres, car cela contribuera à affaiblir la ligne souveraine en faveur du Hezbollah et de ses alliés.

L’Arabie saoudite souhaite, avec la France et la communauté internationale, des élections législatives qui préservent la forme et l’identité arabe du Liban et respectent son essence. La position saoudienne n’a pas changé jusqu’à présent, et le Royaume est convaincu que les solutions à court terme et les initiatives rapides ne sont plus possibles, et il considère que le Liban doit traiter plus sérieusement avec la communauté internationale et avec les pays arabes, ce qui signifie qu’il traite comme un État et non comme des groupes coexistants.

L’aide au peuple libanais ne s’arrêtera pas,selon la réunion de l’Elysée, même si cette aide se limite à l’aspect humanitaire, éducatif, social et hospitalier à conditions que ette aide ne soit pas destinée au pouvoir politique ou à travers lui. Ici, une distinction est faite entre la France et l’Arabie Saoudite. A l’heure où la France continue d’apporter son aide par le biais d’institutions étatiques, la dernière en date étant le don de bus, l’Arabie Saoudite insiste pour apporter son soutien au citoyen libanais et aux institutions éducatives et hospitalières et non pas au gouvernement.