SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 June 2022, Thursday |

Le champ de Karish entre l’achèvement des négociations et l’affrontement maritime

Le conflit entre le Liban et l’occupation israélienne est revenu sur le front de mer dans le champ pétrolier de Karish, situé à l’intérieur de la frontière maritime n° 29. La zone est de 1 430 kilomètres carrés. Le Liban officiel confirme qu’une grande partie de Karish se trouve à l’intérieur de ses frontières maritimes. Pendant ce temps, l’occupation insiste sur sa présence dans sa zone économique.

La justification des avertissements émis par le secrétaire général du Hezbollah lors de sa dernière comparution, sur les jours dangereux qui attendent la région, ne s’est cristallisée qu’avec l’arrivée du navire de forage dans les eaux régionales, de sorte que les préparatifs pour le gaz sont prêts pour trois mois.

Le parti a présenté deux options: un Liban fort, riche en pétrole et en gaz, ou un Liban pauvre et faible. La première option est revenue et a été confirmée par le chef du Bloc Fidélité à la Résistance, notant que « celui qui a peur d’approcher l’ennemi israélien et cette entreprise, nous veillerons à sa réaction », selon ses dires. Dans ce contexte, les observateurs craignent une répétition du scénario de guerre de juillet 2006, mais à travers une occupation navale israélienne des eaux territoriales libanaises.

En parallèle, les médias israéliens ont évoqué l’intégration de l’Iron Dome dans les navires de guerre israéliens, et la modernisation des radars pour protéger les plates-formes gazières offshore de toute attaque.

Sur la ligne des négociations, le Liban n’a pas rempli son devoir officiel de négocier avec les Nations unies depuis avril dernier. Entre-temps, les contacts avec le médiateur américain, Amos Hochstein, ont repris, selon le ministre des Affaires étrangères par intérim, Abdullah Bou Habib. Les observateurs du dossier soulignent que le Liban est en position de faiblesse, et au moment où le processus d’extraction commence, le champ devient hors de l’équation du conflit.

Ainsi, les développements pétroliers interagissent par voie maritime, malgré les fichiers de l’horloge interne et leurs redevances détaillées par voie terrestre… si bien que le temps accéléré et perdu reste un contre-facteur pour l’intérêt libanais.