SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 5 October 2022, Wednesday |

Le dossier de l’explosion du port…Nomination d’un nouvel enquêteur

Une nouvelle violation de la séparation des pouvoirs apparaît dans une lettre envoyée au Conseil supérieur de la magistrature par le ministre de la Justice Henri Khoury.
Une lettre demandant la nomination d’un enquêteur judiciaire pour statuer sur les questions nécessaires et urgentes en cas d’explosion du port de Beyrouth. Le livre attribue la raison à l’incapacité de l’enquêteur original Tarek al-Bitar à accomplir ses tâches.
Alors que le livre notait la détérioration de la santé de l’un des détenus et son transfert à l’hôpital,
Sawt Beirut International a appris que la raison principale est de déplacer le dossier des officiers arrêtés qui sont en détention depuis deux ans sans aucun procès.
L’enquêteur judiciaire a pour tâche d’examiner les dossiers des détenus non condamnés afin de décider de leur libération.
Si la majorité des juges battaient en retraite, l’enquêteur désigné violerait-il cette retraite?
Qu’en est-il des autres détenus qui ont été laissés sans procès pendant des années ?

Les voix des familles des victimes du port ont dépassé les murs de la justice, mais si elles résonnent dans leurs couloirs vides, elles ne briseront pas les oreilles des juges qui abusent du travail à moins qu’elles ne s’intensifient.
Une réticence causée par la réticence séculaire d’une autorité à soumettre les politiciens à la justice.

La résolution de la question des détenus non condamnés et le retour au dessaisissement du juge Bitar ont été mis en place par des experts juridiques dans le cadre de la première étape pour enterrer l’affaire portuaire et tuer un dossier de la taille du pays et du monde.
La nomination d’un enquêteur judiciaire suppléant n’est fondée sur aucune loi, disent les experts, et si le pouvoir judiciaire l’a adoptée afin de rendre justice aux personnes arrêtées sans procès, il est plus utile de demander une justice qui rendra justice aux victimes, à leurs familles et aux personnes arrêtées.