SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 September 2022, Thursday |

Le Hezbollah dans le dossier de la démarcation de la frontière : La décision m’appartient à moi seul

Dès que les choses sérieuses ont été atteintes, le Hezbollah est revenu pour dire que la décision dans le dossier de la démarcation des frontières est sa décision, et donc ce n’est pas la décision du président de la République, ni du chef du Courant patriotique libre, ni même des premiers ministres et du parlement. Ainsi, on peut dire que le parti a trompé les responsables lorsqu’il a suggéré positivement en disant simplement que Nasrallah accepte ce que l’Etat libanais veut et que le parti n’interviendra pas dans ce dossier.

La position la plus claire a été exprimée directement par le chef du Bloc de la loyauté à la résistance, le député Muhammad Raad, mais le Hezbollah avait commencé avant la déclaration de Raad à envoyer des messages au président de la République, qui est apparu d’abord par l’apparition remarquable du chef de la délégation de négociation, le général Bassam Yassine, qui a exposé la question du recul d’Aoun de la ligne 29 à la ligne 23, puis avec un réveil soudain et délibéré de l’ancien Premier ministre Hassan Diab, qui a publié une déclaration critiquant le président de la République, et enfin le discours du président du Parlement Nabih Berri au journal Al-Ahram, dans lequel il a exclu de mettre fin au dossier de la démarcation de la frontière en raison de la position d’Israël.

Le parti a peut-être laissé au Président de la République une marge de liberté dans le dossier de la démarcation de la frontière en liaison avec les développements positifs des négociations de Vienne, mais il est certain qu’il ne l’a cédé qu’en fonction de son timing et de sa décision, et les derniers mots de Raad sont seulement pour dire que le dossier de la démarcation de la frontière est entre les mains du Hezbollah seul, et ce dossier ne sera pas un moyen de négociation pour une autre équipe. D’autant plus que cette carte est l’une des dernières dans le conflit avec Israël, et que le Hezbollah ne peut donc pas négliger ce dossier avant de se mettre d’accord sur les arrangements régionaux et futurs concernant la situation au Liban.