SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

Le Liban est le premier au niveau de pourcentage de jeunes fumant le narguilé… Des chiffres incroyables

Le Liban s’est classé premier en termes de pourcentage de jeunes fumant le narguilé, sur 68 pays dans le monde, selon une étude précédente basée sur l’examen systématique de l’Université américaine, qui a comparé les chiffres du Liban avec ceux du reste des pays.

Il a été constaté que 2,7% des femmes et 6,7% des hommes, âgés de 12 à 18 ans, sont des utilisateurs actuels de medwakh (pipe arabe contenant du tabac, des herbes et des épices) au Liban !

La conclusion de l’étude de l’Université américaine de Beyrouth est choquante :

Deux millions et deux cent mille paquets de cigarettes sont vendus au Liban par jour. Ce chiffre était enregistré avant la crise de la Corona, selon le directeur du Programme national de réduction du tabagisme au ministère de la Santé, Fadi Sinan.
Il est à noter que le pays était classé troisième au monde en termes de consommation de cigarettes fumées par jour. Le tabagisme cause 4 800 décès par an au Liban, ce qui représente une augmentation par rapport aux 3 000 décès enregistrés en 2008. Les maladies liées au tabagisme coûtent à l’État environ 327 millions de dollars par an.
21,5 % des femmes adultes au Liban et 48,6 % des hommes adultes fument des cigarettes, alors que 46,2 % des femmes adultes et 32,7 % des hommes adultes fument le narguilé.

Quant à la prévalence du tabagisme chez les mineurs, elle laisse craindre le pire. Les statistiques indiquent que 32,9% des filles et 40,9% des garçons, âgés de 13 à 17 ans, sont des fumeurs actuels (soit un taux de plus de 36% de l’ensemble des mineurs), selon la dernière édition de l’enquête mondiale sur la santé des élèves dans les écoles (GSHS « Global School-based Student Health Survey » de 2017). Il s’agit d’une enquête réalisée tous les 5 ans au Liban, avec la participation de l’Organisation mondiale de la santé et du ministère de l’éducation, et elle inclut les écoles privées et publiques…. Par conséquent, les attentes jusqu’à ce que la nouvelle enquête soit publiée dans les deux ou trois ans qui suivent laissent craindre une situation catastrophique.

Ces chiffres sont dangereux, d’autant plus que deux tiers des personnes non adultes interrogées dans le cadre de l’enquête ont déclaré avoir commencé à fumer avant l’âge de 14 ans. Les Libanais se tournent vers la nicotine afin de soulager leurs douleurs quotidiennes.