SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 14 August 2022, Sunday |

Le Liban sera-t-il bientôt dans le noir ?

Dimanche matin dernier, la Electricity Corporation a complètement mis hors service la centrale de Deir Ammar pendant une semaine, sous prétexte de fournir du carburant pour « augmenter le nombre d’heures d’alimentation autant que possible pendant la période bénie de l’Aïd al-Adha ».

Il ne reste donc que la centrale de Zahrani pour sécuriser l’électricité au Liban, qui fonctionne à la moitié de sa capacité de production, soit environ 200 mégawatts.

Par conséquent, le pourcentage d’alimentation sur l’ensemble du territoire libanais au cours de la semaine en cours sera limité à 6% des besoins totaux.

Le ministère de l’Énergie réduit fortement la consommation afin de prolonger au maximum la période de bénéfice du pétrole irakien afin d’éviter de se noyer dans l’obscurité totale.

Que « cet état de manque d’électricité se poursuivra jusqu’à la signature de l’accord sur la démarcation des frontières maritimes
Le Liban ne pourra pas utiliser le gaz égyptien et l’électricité jordanienne pour porter les heures d’alimentation à 10 heures, sous l’ombre du veto américain au feu vert des deux pays.

L’extension de l’installation de systèmes d’énergie solaire, dont la capacité de production devrait atteindre 450 mégawatts d’ici la fin de cette année, est très importante, mais elle reste insuffisante.

Cette quantité produite ne constitue que 15 % du besoin total, et elle est limitée aux personnes financièrement aisées ou à leurs enfants à l’étranger qui leur transfèrent entre 3 500 et 5 000 dollars pour installer le système à l’énergie solaire.

Si, selon le communiqué publié par celle-ci, le rôle d’Electricité du Liban se limite à éteindre une centrale et à en exploiter une autre, à rationner les quantités de fioul qui parviennent au pays. Et en cas de retard dans son arrivée, le pays plongera complètement dans le noir.