SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 October 2022, Tuesday |

Le Liban vote contre la Russie et le conseiller présidentiel à Moscou

La position du Liban en session plénière du Conseil de sécurité et son vote en faveur de la résolution internationale contre la Russie a été une surprise lorsqu’il a enregistré une position claire et directe, contrairement à l’Iran et à la Chine, alliés de la Russie, qui se sont abstenus de voter.Le Liban a soutenu le consensus international représenté par 141 pays contre l’objection de seulement cinq pays, dont la Syrie, et 35 pays se sont abstenus de voter.

La position du Liban est indissociable du mouvement diplomatique américain qui s’est intensifié vers le palais de Baabda, le Sérail et le ministère des Affaires étrangères, quelques heures avant la session du Conseil de sécurité, et a pu avoir un impact direct sur l’adoption par le Liban du vote au lieu de l’abstention. Il convient de noter que le président de la République n’a pas suivi son allié le Hezbollah dans cette affaire, peut-être parce que le Hezbollah lui-même n’est peut-être pas strict en la matière, surtout après la soudaine position iranienne consistant à s’abstenir de voter au lieu de s’y opposer, comme l’a fait la Syrie.

La position de l’Iran peut être liée à ce que des sources diplomatiques nous ont révélé que l’accord nucléaire est très proche. Les sources de Mikati expliquent que le Liban s’est tenu avec le consensus international, et en tant que fondateur des Nations Unies, il ne peut que s’opposer aux violations des traités internationaux. De ce point de vue, le Liban a voté pour la résolution condamnant les violations de la Russie et n’a pas voté contre la Russie. Pour les mêmes raisons, le Liban a voté la décision de condamner l’invasion irakienne du Koweït. La position du Liban, bien sûr, méritait les félicitations de l’Amérique, mais elle n’a pas aidé à rapprocher Bassil de l’ambassadrice américaine, qui, selon des sources informées, avait refusé à deux reprises de rencontrer Bassil malgré les tentatives en ce sens du président de la République.

D’autre part, la position du Liban a compliqué les choses avec la Russie, et selon les informations, le conseiller du président de la République, le représentant Amal Abu Zeid, est arrivé à Moscou et doit rencontrer vendredi le vice-président russe Mikhaïl Bogdanov, contrairement à ce qui a été rapporté que ce dernier a refusé de le recevoir, mais des sources en Russie disent que cela ne signifie pas que la partie russe n’est pas mécontente de la position du Liban, et elle communiquera son objection à Abou Zeid, tout en soulignant qu’il n’y a pas de décision couper les relations avec le Liban.