SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 1 October 2022, Saturday |

Les Libanais souffrent quotidiennement et l’autorité surveille

Le taux de chômage au Liban est supérieur à 50 % et le groupe des jeunes constitue le pourcentage le plus élevé.

Surtout parmi les titulaires d’un diplôme universitaire, il s’élève à 35,7%, car il y a 235 000 diplômés universitaires qui ont obtenu leur diplôme, dont 90% n’ont trouvé aucune opportunité d’emploi.

Le chômage a de graves répercussions sur la société, dont la plus dangereuse est le phénomène du suicide, qui s’est propagé au Liban de manière sans précédent en 2019, où le nombre de suicides a atteint 172 personnes, soit le nombre le plus élevé par rapport aux sept dernières années.

Quant à l’année 2020, le nombre de suicides est tombé à 150, car la propagation de l’épidémie de Corona a conduit au renforcement de la solidarité sociale, ce qui a allégé les pressions.

Le taux de suicide a continué de baisser en 2021, atteignant 119.

Cette diminution est le résultat du travail intensif des associations spécialisées en santé mentale.

L’explosion du port de Beyrouth a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Selon une étude menée par l’Université libanaise américaine, il a été constaté que 16,17% des jeunes âgés de 18 à 24 ans ont souffert de dépression sévère depuis l’explosion.

Et 40,95% des femmes souffrent de SSPT.

L’étude a indiqué que 59,5% des personnes souffrant de trouble de stress post-traumatique appartiennent à la catégorie la plus pauvre, ce qui a entraîné une augmentation de 20% de la proportion de consommation d’antidépresseurs et de sédatifs par rapport aux années précédentes.

Sur le plan économique, la Banque mondiale a classé l’effondrement économique que traverse le Liban comme « le plus grave et le plus sévère au monde ».

Il l’a placée parmi les trois crises économiques et sociales les plus difficiles enregistrées dans l’histoire moderne.

Malgré toutes ces calamités, l’autorité reste à l’affût, incapable de mettre en place un plan d’action strict pour enrayer l’hémorragie du chômage et la détérioration des conditions de vie afin que les Libanais puissent jouir d’une vie qu’ils méritent.