SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 7 February 2023, Tuesday |

L’Iran propose le triangle et Al-Boukhari émeut la rue sunnite

Le retour des ambassadeurs du Royaume d’Arabie saoudite et du Koweït, et le retour attendu de l’ambassadeur du Qatar, ont consacré un regain d’intérêt du Golfe pour le dossier libanais. Beaucoup associent ce retour, notamment celui de l’ambassadeur Walid al-Bukhari, au dossier des élections législatives visant à réaménager la rue sunnite.Sa première visite fut à Dar al-Fatwa, qu’il quitta sans preuve d’aucune déclaration.

Nous avons appris que la liste des invités avait été soigneusement choisie et aujourd’hui, il a accueilli à la table du petit-déjeuner le Premier ministre, les anciens premiers ministres, les anciens présidents de la république et des personnalités politiques.Les invitations aux prochains iftars comprendront également des économistes, des industriels, des banquiers et clercs.

Selon les informations, le message véhiculé par l’ambassadeur Al-Bukhari au mufti et aux muftis est d’exhorter les Libanais en général, et les sunnites en particulier, dans les prêches du mois de Ramadan, à voter massivement aux élections législatives afin de pour empêcher l’abolition de la secte sunnite, qui doit être présente avec les alliés souverains, menés par le Parti socialiste progressiste, les Forces libanaises et des personnalités modérées.

Ce qui est remarquable dans le mouvement de l’ambassadeur saoudien, c’est qu’il s’est jusqu’à présent limité à la partie liée à l’autorité politique et aux responsables à la tête du gouvernement, à travers un appel téléphonique passé par Al-Bukhari à Mikati pour l’inviter à déjeuner, et il n’a enregistré aucun contact avec le Palais républicain ou la présidence de la Chambre des représentants.

Le retour d’Al-Bukhari à Beyrouth est, comme on le sait, le résultat d’une coordination franco-saoudienne, et il ne peut être séparé d’une atmosphère qui suggère la préparation d’une conférence pour le Liban après les élections législatives.

Des sources diplomatiques ont révélé que l’Iran est celui qui a proposé le triumvirat à la partie française comme solution en échange de l’inclusion des armes du parti dans l’appareil d’État.Cette proposition a été déclarée par des sources diplomatiques que ni la France ni le Vatican n’ont suivi, ce qui explique peut-être la visite du pape en juin.

Une tentative a été faite pour tester le pouls de certaines forces libanaises, qui à leur tour l’ont rejeté. De là, l’intérêt de l’Europe et du Golfe pour les élections législatives comme une station essentielle pour la production de blocs de forces souveraines capables de s’asseoir à la table des négociations, et de ce point de vue aussi peut être compris la réconciliation menée par le Secrétaire général du Hezbollah Sayyed Nasrallah dans la banlieue de ses alliés Bassil et Franjieh.