SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 26 November 2022, Saturday |

Qui demande l’annulation des élections municipales?

Les tambours des élections législatives ont retenté, mais il n’y a pas eu d’élections municipales. Personne ne semble mentionner cette dernière, qui doit avoir lieu au printemps prochain en même temps que les élections législatives, comme si les élections municipales avaient disparu de toutes les considérations politiques.
Même le président Najib Mikati a mentionné le report des élections, malgré le fait que le ministère de l’Intérieur n’a trouvé aucun obstacle logistique ou pratique à leur détention.

La source a indiqué qu’il avait été décidé d’étendre les mandats des municipalités pour un an au motif qu’il serait impossible de le faire en raison d’un manque de matériel et de capacités logistiques. Bassam Al Mawlawi, le ministre de l’Intérieur, prépare une lettre au Cabinet à cet égard, qui sera ensuite envoyée sous forme de projet de loi au Parlement pour l’examiner et rendre la décision en conséquence.

D’autre part, des sources bien informées révèlent les capacités cachées du ministère de l’Intérieur, confirmant que les élections législatives et municipales peuvent avoir lieu le même jour, ce qui entraîne des économies financières importantes, ainsi que l’utilisation des mêmes règles de disqualification dans les deux processus électoraux.

Selon les statistiques politiques de Sawt Beirut International, il n’est pas dans l’intérêt des forces politiques d’envisager et d’examiner un tel sujet pour le moment, afin d’éviter que des bases partisanes et politisées ne se transforment en arènes de lutte inutiles. Ces élections, qui ont eu lieu il y a six ans, ont ébranlé les rangs de tous les partis politiques, provoquant les débats et les conflits les plus véhéments.

L’une des énigmes du système de retard a également été exposée. Le plan du régime est d’exploiter ses clés municipales existantes dans la campagne parlementaire pour renforcer son influence et ses bases régionales. En conséquence, vous avez fait d’une pierre deux coups.

Le plus effrayant, c’est qu’il y a plus de 40 municipalités, dirigées par des maires et des gouverneurs, contre lesquelles un jugement de dissolution a été rendu, et plus de 25 municipalités suspendues ne se réunissent pas, ce qui implique qu’elles sont pratiquement dissoutes.

En conclusion, les nombreuses composantes du système de corruption se sont regroupées pour détruire la démocratie en manipulant les élections municipales. Cette prise de contrôle sera-t-elle couronnée de succès ?