SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

Un vide présidentiel et une soumission au destin

L’élection d’un président de la République au Liban ou la formation d’un nouveau gouvernement n’est pas facile du tout, en raison de la division sectaire et politique.

Il ne fait aucun doute que le nouveau vide présidentiel laisse présager davantage de chaos politique et d’effondrement économique et social.

Le Liban souffre déjà d’une crise économique sans précédent depuis trois ans, et est actuellement dirigé par un gouvernement intérimaire fragile aux pouvoirs restreints, en présence d’un parlement fortement divisé, qu’il lui manque une majorité claire et nette capable d’élire un nouveau président.

Bien que le président ne joue pas un rôle fondamental dans la gestion du pouvoir exécutif, le gouvernement auquel les pouvoirs présidentiels sont censés être transférés en vertu de la constitution est démissionnaire et donc limité dans la conduite des affaires.

Contrairement aux trois dernières décennies, au cours desquelles le système politique a pu coexister avec un état de vide plus d’une fois si c’était au niveau de la présidence.

Comme cela s’est produit entre 2014 et 2016, ou au niveau de l’absence des gouvernements pendant de longs mois.

Cette fois n’est pas comme ses prédécesseurs, car les risques sont qu’un vide présidentiel prolongé puisse faire s’effondrer encore plus le pays, et la soumission au vide présidentiel suscitera, au fil du temps, des doutes quant à la légitimité du gouvernement intérimaire dans l’exercice de ses pouvoirs, aggravant ainsi la paralysie politique et la désintégration institutionnelle.